Le froid neuf pose ses doigts sur la fenêtre
Et je respire enfin sans faire semblant
Les branches écrivent au-dessus de nos têtes
Un chemin roux que je comprends
Sous nos souliers, le sentier répond
Le matin sent la terre et le bois
Tu me regardes, et sans raison
J’ai l’impression de rentrer chez moi
On peut déposer les heures pressées
Laisser le jour nous rattraper
Tout ce qui pesait devient moins lourd
Quand on avance au même détour
J’aime cette saison qui nous ressemble
Quand le bruit s’éloigne doucement
On marche assez loin pour que tout tremble
Puis le cœur revient tranquillement
Si tu me prends la main dans les feuilles
Je n’ai plus besoin de savoir pourquoi
Le monde est plus vaste quand on le cueille
Et l’essentiel tient près de toi
Prends ton manteau, la lumière décline
Le parc s’étire entre les grands sapins
L’eau noire glisse au bord de la ravine
Et ton rire réchauffe le chemin
Tes épaules quittent enfin la tension
Tu racontes peu, mais je comprends
Il y a des départs sans destination
Qui nous ramènent vivants
On peut déposer les heures pressées
Laisser le jour nous rattraper
Tout ce qui pesait devient moins lourd
Quand on avance au même détour
J’aime cette saison qui nous ressemble
Quand le bruit s’éloigne doucement
On marche assez loin pour que tout tremble
Puis le cœur revient tranquillement
Si tu me prends la main dans les feuilles
Je n’ai plus besoin de savoir pourquoi
Le monde est plus vaste quand on le cueille
Et l’essentiel tient près de toi
Que les jours cours nous apprennent à rester
Que le vent emporte ce qu’on retenait
Je ne veux plus courir devant demain
Je veux sentir ta paume dans ma main
Et si nos routes changent de couleur
Qu’elles gardent cette douceur
On n’a pas besoin de promesses parfaites
Seulement d’un pas, puis d’un autre peut-être
J’aime cette saison qui nous ressemble
Quand le bruit s’éloigne doucement
On marche assez loin pour que tout tremble
Puis le cœur revient tranquillement
Si tu me prends la main dans les feuilles
Je n’ai plus besoin de savoir pourquoi
Le monde est plus vaste quand on le cueille
Et l’essentiel tient près de toi
Le soir descend sur les grands sapins
Tu serres ma main, et tout va bien